La sécurité routière à l'examen de capacité de transport : programme et questions corrigées

Un ensemble articulé à cinq essieux monte à 44 tonnes ; le même à quatre essieux s'arrête à 38. Un conducteur de marchandises est en règle à 0,4 g/L, son collègue autocariste ne l'est plus. La sécurité routière est la matière des seuils — et surtout des seuils voisins, qui ne se distinguent que par un détail de l'énoncé.

L'essentiel
  • Deux seuils d'alcoolémie selon ce que l'on transporte : 0,5 g/L en marchandises, 0,2 g/L en transport en commun de personnes — et le délit à partir de 0,8 g/L, pour tout le monde.
  • Le gabarit tient dans quatre nombres : 38 t à quatre essieux, 44 t à cinq essieux, 16,50 m pour l'articulé, 18,75 m pour le train routier.
  • Les temps de conduite et de repos appartiennent au même domaine du programme, mais les sujets les classent en réglementation : ils sont traités sur notre page réglementation.
Dans cette page
  1. Pourquoi cette matière compte à l'examen
  2. Ce que recouvre la matière à l'examen
  3. Alcool et stupéfiants : deux seuils, aucune tolérance
  4. Poids maximaux : PTAC, PTRA et charge à l'essieu
  5. Dimensions et chargement : longueurs, largeurs, dépassements
  6. Vitesses, distances et jours interdits
  7. Permis, aptitude et état du véhicule
  8. ADR, ATP, animaux vivants : les transports soumis à des règles en plus
  9. Trois questions d'entraînement, corrigées
  10. Les confusions qui coûtent des points
  11. S'entraîner sur cette matière
  12. Sources
  13. Questions fréquentes

Pourquoi cette matière compte à l'examen

C'est la matière la plus concrète du programme, et celle qui met le moins de raisonnement entre la question et la réponse : on sait, ou on ne sait pas. Les énoncés sont courts, les quatre propositions se ressemblent presque toujours — 38 ou 44 tonnes, 19 ou 26 tonnes, 1 ou 1,6 millimètre — et la bonne valeur se joue à un mot près dans la question : le nombre d'essieux, le tonnage du véhicule, la nature du chargement. Il faut au moins 50 sur 100 au QCM pour être admis, sur un total de 120/200 : le détail du barème est sur notre page Comment se passe l'examen.

Une mise en garde d'emblée : aucune répartition chiffrée officielle des 50 questions par matière n'existe. Les tableaux du type « 6 questions de sécurité routière » qui circulent en ligne ne reposent sur aucun texte. Ce qu'on peut dire en lisant les sujets publiés, c'est que la matière tombe chaque année, souvent sous forme de plusieurs questions courtes réparties sur l'ensemble du QCM.

Bonne nouvelle pour la révision : c'est aussi la matière la plus rentable au temps passé. Les valeurs à retenir sont peu nombreuses, elles bougent peu d'une session à l'autre, et elles se travaillent par répétition plutôt que par compréhension — exactement ce qu'un moteur de révision sait faire à votre place.

Ce que recouvre la matière à l'examen

Le programme officiel est l'annexe I du règlement (CE) n° 1071/2009. Ce que les sujets étiquettent « sécurité routière » y chevauche deux domaines : le huitième, la sécurité routière proprement dite — permis de conduire et visites médicales, temps de conduite et de repos, restrictions de circulation, transport de matières dangereuses —, et le septième, les normes et l'exploitation techniques : poids et dimensions des véhicules, surcharges, entretien du parc. Traduit en thèmes de questions, cela donne :

  • Les poids et les dimensions. PTAC, PTRA, charge utile, poids maximal par nombre d'essieux, charge à l'essieu isolé, longueurs, largeur et hauteur, dérogations du transport combiné. C'est le bloc le plus fourni de la matière.
  • Le permis de conduire et les qualifications. Catégories C, C1, CE et C1E, remorque de plus ou de moins de 750 kg, âge d'accès selon la qualification détenue, durée de validité administrative du titre et périodicité des visites médicales, capital de points.
  • L'état du véhicule. Contrôle technique des poids lourds, premier contrôle d'un véhicule neuf, profondeur des sculptures des pneumatiques, limiteur de vitesse, signalisation des angles morts.
  • La circulation. Vitesses maximales sur autoroute et en agglomération, intervalle de sécurité entre poids lourds, interdictions de circulation de fin de semaine et de jours fériés.
  • L'alcool, les stupéfiants et les sanctions. Seuils contraventionnel et délictuel, tolérance zéro pour les stupéfiants, éthylotest antidémarrage, retrait de points et invalidation du permis.
  • Le chargement. Arrimage et forces à retenir, dépassement du chargement et signalisation, surcharge et responsabilité.
  • Les transports soumis à des règles supplémentaires. Matières dangereuses (ADR), denrées périssables sous température dirigée (ATP), animaux vivants, et sûreté des traversées vers le Royaume-Uni.

Une précision de classement utile : les durées de conduite et de repos du règlement (CE) n° 561/2006 relèvent bien du domaine « sécurité routière » du programme européen, mais les sujets et les banques de questions les rangent traditionnellement en réglementation. De même, les visites médicales du conducteur et les qualifications obligatoires des conducteurs (FIMO, FCO) se retrouvent aussi bien ici qu'en droit social : la frontière est administrative, pas juridique, et il ne faut donc réviser aucun des deux blocs en pensant que l'autre le couvre.

Alcool et stupéfiants : deux seuils, aucune tolérance

C'est le point où le statut de professionnel change la règle — mais pas dans le sens que l'on croit. Le conducteur d'un poids lourd de marchandises reste soumis à la limite générale de 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d'air expiré : celle de n'importe quel automobiliste. C'est le conducteur de transport en commun de personnes qui subit le seuil abaissé de 0,2 g/L. Les sujets exploitent volontiers cette asymétrie en proposant les deux valeurs côte à côte.

Au-delà, les seuils s'enchaînent dans un ordre qu'il faut savoir réciter :

  • Entre 0,5 et 0,8 g/L de sang : contravention, amende et retrait de 6 points.
  • À partir de 0,8 g/L de sang : délit, jugé par le tribunal correctionnel, quel que soit le véhicule conduit.
  • Stupéfiants : aucun seuil. La conduite après usage est un délit dès la détection, sans dosage minimal — amende, retrait de 6 points, suspension voire annulation du permis. Il n'existe pas d'équivalent du « 0,5 » pour les stupéfiants, et c'est très exactement ce que la question vérifie.

Deux compléments reviennent régulièrement. L'éthylotest antidémarrage (EAD) n'est pas un appareil de contrôle des forces de l'ordre mais un dispositif embarqué : le conducteur souffle avant de démarrer et le moteur reste bloqué au-delà du seuil ; le juge ou le préfet peut l'imposer à la suite d'une alcoolémie délictuelle. Et le permis à points plafonne à 12 points — 6 pendant la période probatoire —, la perte de la totalité entraînant l'invalidation du titre, à ne pas confondre avec la suspension, qui est temporaire.

Poids maximaux : PTAC, PTRA et charge à l'essieu

Avant tout chiffre, trois définitions, parce que la moitié des erreurs vient de là. Le PTAC est le poids maximal autorisé d'un véhicule seul, chargé. Le PTRA est celui de l'ensemble en ordre de marche : véhicule tracteur plus véhicule tracté, avec leur chargement. La charge utile, enfin, est ce qui reste pour la marchandise : PTAC moins le poids à vide du véhicule en ordre de marche.

Poids maximaux en circulation générale en France (art. R. 312-4 du code de la route et suivants).
Véhicule ou ensemblePoids maximal
Porteur à 2 essieux19 t de PTAC
Porteur à 3 essieux26 t de PTAC
Porteur à 4 essieux32 t de PTAC
Ensemble articulé à 4 essieux38 t de PTRA
Ensemble articulé à 5 essieux et plus44 t de PTRA
Essieu isolé13 t

Deux remarques que les questions exploitent. La première : la ligne « essieu isolé » vit sa vie indépendamment des autres. Un véhicule peut respecter son PTAC et être malgré tout en surcharge à l'essieu parce que le chargement a été mal réparti — l'infraction est constituée, et elle est imputable au transporteur. La seconde : le passage de 38 à 44 tonnes ne dépend pas du type d'ensemble mais du nombre d'essieux. Le transport combiné bénéficie en outre d'un régime propre : pour l'acheminement routier initial ou terminal d'un conteneur ou d'une caisse mobile, l'article R. 312-4 porte le PTRA à 44 tonnes avec une motrice à trois essieux, et à 42 tonnes avec une motrice à deux essieux et une semi-remorque à trois essieux.

Dimensions et chargement : longueurs, largeurs, dépassements

Les longueurs et les largeurs se retiennent par couples, et c'est ainsi qu'on les demande :

  • Longueur : 12 m pour un porteur isolé, 16,50 m pour un véhicule articulé (tracteur et semi-remorque), 18,75 m pour un train routier (porteur et remorque). Le mémo tient en une phrase : « articulé 16,50, train routier 18,75 ».
  • Largeur : 2,55 m pour un véhicule de transport de marchandises, portée à 2,60 m pour les véhicules à parois épaisses, c'est-à-dire les frigorifiques. Les cinq centimètres supplémentaires compensent l'isolant.
  • Hauteur : c'est le piège de la série, parce que la réponse attendue est une absence. Le code de la route français ne fixe pas de hauteur maximale générale ; il appartient au transporteur de vérifier le passage sous les ouvrages, la hauteur usuelle de référence tournant autour de 4 mètres. Toute proposition affirmant une limite chiffrée « quel que soit le véhicule » est donc fausse.

Le chargement, lui, obéit à ses propres bornes. Vers l'arrière, il peut dépasser de 3 mètres au maximum, avec une signalisation obligatoire — dispositif réfléchissant, feu la nuit — dès que le dépassement excède 1 mètre. Vers l'avant, tout dépassement est interdit. Quant à l'arrimage, la norme EN 12195-1 lui impose de retenir 0,8 fois le poids du chargement vers l'avant, contre 0,5 fois latéralement et vers l'arrière : le freinage d'urgence est de loin la sollicitation la plus violente, et c'est pour cela que l'avant est le point dur.

Vitesses, distances et jours interdits

Trois chiffres suffisent à couvrir la quasi-totalité des questions de circulation. Sur autoroute, un véhicule de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes est limité à 90 km/h — valeur qui correspond au réglage de son limiteur de vitesse, obligatoire au-delà de ce tonnage ; celui des autocars est réglé à 100 km/h. En agglomération, la limite de principe est de 50 km/h pour tous, sauf abaissement local ou relèvement signalé.

Le troisième chiffre est le plus oublié : hors agglomération, un véhicule de plus de 3,5 tonnes — ou de plus de 7 mètres de long — doit laisser au moins 50 mètres entre lui et le véhicule qui le précède, dès lors que les vitesses sont identiques. Cet intervalle n'a rien d'une recommandation de prudence : c'est une règle de circulation, destinée à ménager des créneaux de dépassement, et elle est verbalisable.

Reste la circulation de fin de semaine. Les véhicules de plus de 7,5 tonnes affectés au transport de marchandises ne peuvent pas circuler du samedi 22 heures au dimanche 22 heures — ou de la veille du jour férié 22 heures au jour férié 22 heures —, sauf dérogations, notamment pour les denrées périssables et les transports d'urgence. Retenez la structure du créneau plutôt que sa durée : il commence la veille au soir et se termine le soir même, et non à minuit.

Permis, aptitude et état du véhicule

Les catégories de permis se déduisent de deux critères, le poids du véhicule et celui de sa remorque :

  • C1 : véhicule de transport de marchandises de plus de 3,5 t et d'au plus 7,5 t, remorque limitée à 750 kg.
  • C : véhicule de plus de 3,5 t sans limite haute, remorque limitée à 750 kg. C'est le permis du porteur, y compris attelé d'une petite remorque.
  • CE : véhicule de catégorie C attelé d'une remorque ou d'une semi-remorque de plus de 750 kg. C'est le permis de l'ensemble articulé — et celui qu'exige un tracteur routier, quelle que soit la semi-remorque.

Le seuil de 750 kg est donc la charnière : c'est lui, et non la présence d'une remorque, qui fait basculer du permis C au permis CE. Quant à l'âge d'accès, il dépend de la qualification détenue : sans qualification initiale complète, le permis C ne s'obtient qu'à 21 ans ; avec la FIMO, dès 18 ans.

Le titre n'est ensuite valable qu'un temps, et sous condition d'aptitude médicale. Pour un conducteur de moins de 60 ans, la validité administrative du permis C est de 5 ans ; elle passe à 2 ans entre 60 et 76 ans, puis à 1 an au-delà. Le véhicule, lui, subit un contrôle technique annuel en centre agréé pour les véhicules lourds, le premier intervenant dans l'année qui suit la première mise en circulation — un poids lourd neuf n'est donc pas dispensé pendant quatre ans comme une voiture particulière. S'y ajoutent deux points d'entretien régulièrement demandés : la profondeur minimale des sculptures des pneumatiques est de 1 mm pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, contre 1,6 mm pour les véhicules légers, et la signalisation des angles morts — autocollants à l'arrière et sur les côtés — est obligatoire depuis 2021 sur tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes.

ADR, ATP, animaux vivants : les transports soumis à des règles en plus

Quatre régimes spéciaux se partagent le reste des questions, et chacun se reconnaît à un document.

Le transport de matières dangereuses obéit à l'accord européen dit ADR, transposé en droit français par l'arrêté du 29 mai 2009 dit « arrêté TMD ». Le conducteur doit détenir un certificat spécifique, valable 5 ans et renouvelé par un stage de recyclage — même périodicité que la FCO, ce qui aide à retenir les deux. À bord doivent se trouver le document de transport mentionnant les marchandises dangereuses (numéro ONU, désignation, classe), les consignes écrites fournies par le transporteur, et des extincteurs conformes à l'ADR dont un accessible depuis la cabine, la capacité totale exigée dépendant de la masse du véhicule. Les consignes écrites, elles, doivent être rédigées dans une ou des langues que chaque membre de l'équipage peut lire et comprendre : elles ne servent à rien si elles ne sont pas lisibles au moment de l'urgence. Enfin le panneau orange se lit en deux étages : en haut le code d'identification du danger, en bas le numéro ONU de la matière.

Le transport de denrées périssables sous température dirigée relève de l'accord ATP, signé sous l'égide des Nations unies, qui définit les engins isothermes, réfrigérés, frigorifiques et calorifiques et impose une attestation de conformité technique. Celle-ci est valable 6 ans pour un engin neuf, puis se renouvelle pour 3 ans après passage dans un centre agréé. En France, ses prescriptions s'appliquent aussi au transport national, et pas seulement aux traversées internationales.

Le transport d'animaux vivants est régi par le règlement (CE) n° 1/2005. Le seuil déclencheur est de 65 kilomètres : au-delà, dans un but commercial, le conducteur ou le convoyeur doit détenir un certificat de compétence — le CAPTAV en France —, et l'entreprise une autorisation de type 1. Les voyages de plus de 8 heures, dits de longue durée, exigent l'autorisation de type 2, des véhicules agréés et un carnet de route.

Enfin, la sûreté des traversées vers le Royaume-Uni a fait son entrée dans les sujets récents. Le régime britannique de sanction civile peut atteindre 10 000 £ par passager clandestin découvert à bord, transporteur, conducteur et loueur pouvant être sanctionnés chacun. La seule défense est un dispositif de sécurisation effectif : fermetures et scellés, vérification après chaque arrêt et avant l'embarquement, et surtout une liste de contrôle consignée — car c'est elle qui fait la preuve.

Trois questions d'entraînement, corrigées

Trois questions de la banque CapaTransport, au format exact du QCM officiel — quatre propositions, une seule réponse admise — sur trois thèmes différents de la matière :

Question d'entraînement CapaTransport · sécurité routière

Pour un conducteur de poids lourd de transport de marchandises, le taux d'alcoolémie maximal autorisé est de :

  1. 0,2 g/L de sang
  2. 0,5 g/L de sang
  3. 0,8 g/L de sang
  4. 1,0 g/L de sang
Voir la réponse

Réponse : b. C'est la limite générale du code de la route, 0,5 g/L de sang ou 0,25 mg/L d'air expiré, et elle s'applique au conducteur de marchandises comme à n'importe quel automobiliste : contrairement à une idée répandue, le statut de professionnel ne suffit pas à abaisser le seuil. La proposition a est le distracteur construit sur cette idée fausse — 0,2 g/L est bien un seuil du code de la route, mais réservé au conducteur d'un véhicule de transport en commun de personnes, autocar ou autobus. La proposition c désigne autre chose encore : ce n'est pas un plafond autorisé mais la frontière entre la contravention et le délit, celui qui envoie devant le tribunal correctionnel. Autrement dit, la question mêle trois valeurs vraies dans trois contextes différents, et n'en demande qu'une.

Question d'entraînement CapaTransport · sécurité routière

En circulation générale en France, le poids total roulant autorisé (PTRA) d'un ensemble articulé à 5 essieux ne peut pas dépasser :

  1. 38 tonnes
  2. 40 tonnes
  3. 44 tonnes
  4. 48 tonnes
Voir la réponse

Réponse : c. L'article R. 312-4 du code de la route fixe à 44 tonnes le poids total roulant autorisé des ensembles de cinq essieux et plus en circulation générale. Le mot qui commande la réponse n'est ni « articulé » ni « PTRA » mais « 5 essieux » : c'est le nombre d'essieux, et lui seul, qui départage les deux valeurs de référence de la matière. Le même ensemble à quatre essieux resterait limité à 38 tonnes — c'est le sens de la proposition a, qui est la bonne réponse d'une autre question. Les 40 tonnes de la proposition b sont l'ancien plafond français, abandonné lors du passage général aux 44 tonnes, et les 48 tonnes n'existent pas en circulation générale : ce tonnage relève des transports exceptionnels, soumis à autorisation préalable.

Question d'entraînement CapaTransport · sécurité routière

Sur le panneau orange d'un véhicule-citerne transportant des matières dangereuses, le nombre inscrit en partie haute correspond :

  1. au numéro ONU de la matière
  2. au code d'identification du danger
  3. au tonnage transporté
  4. au numéro d'agrément du véhicule
Voir la réponse

Réponse : b. Le panneau orange rectangulaire de l'ADR se lit toujours de haut en bas, du danger vers la matière : en partie haute, le code d'identification du danger, deux ou trois chiffres qui décrivent la nature du risque — 33 pour un liquide très inflammable, le chiffre redoublé signalant une intensité accrue ; en partie basse, le numéro ONU à quatre chiffres, qui identifie la matière elle-même. L'ordre est ce qui est vérifié ici, et l'inversion est l'erreur la plus fréquente : la proposition a est exacte pour la partie basse. La logique du dispositif est celle du secours, non du contrôle : les services d'intervention doivent savoir à quel type de risque ils ont affaire avant même d'identifier le produit.

Les confusions qui coûtent des points

  • 0,5 ou 0,2 g/L. Le seuil abaissé vise le transport en commun de personnes, pas le poids lourd de marchandises. Et 0,8 g/L n'est pas un plafond autorisé : c'est l'entrée dans le délit.
  • 38 ou 44 tonnes. C'est le nombre d'essieux qui tranche, jamais la longueur ni le type d'attelage. Même logique pour les porteurs : 19, 26, 32 tonnes pour 2, 3 et 4 essieux.
  • PTAC, PTRA, charge utile. Le PTAC est le véhicule seul chargé, le PTRA l'ensemble, la charge utile la seule marchandise. Une question sur trois se joue sur le sigle de l'énoncé.
  • 16,50 ou 18,75 mètres. Le premier est l'articulé, le second le train routier. Les deux valeurs sont dans toutes les listes de propositions.
  • 1 mm ou 1,6 mm. Un millimètre pour les pneumatiques de plus de 3,5 tonnes, 1,6 mm pour les véhicules légers : le poids lourd est moins exigeant sur ce point, ce qui surprend.
  • Code danger ou numéro ONU. Le danger en haut du panneau orange, la matière en bas. À rapprocher du couple ADR / ATP : matières dangereuses d'un côté, denrées périssables de l'autre.
  • Sécurité routière ou réglementation. Les temps de conduite, les pauses et le tachygraphe relèvent du règlement (CE) n° 561/2006 : cherchez-les sur la page réglementation, pas ici.

S'entraîner sur cette matière

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Sources

  • Règlement (CE) n° 1071/2009, annexe I — programme officiel de l'examen, domaines « normes et exploitation techniques » et « sécurité routière ».
  • Code de la route — poids et dimensions des véhicules et régime du transport combiné (art. R. 312-4 et suivants), intervalle de sécurité entre véhicules lourds (art. R. 412-12), alcoolémie contraventionnelle et seuil abaissé du transport en commun (art. R. 234-1), délit de conduite en état alcoolique (art. L. 234-1), conduite après usage de stupéfiants (art. L. 235-1), permis à points (art. L. 223-1), catégories de permis, contrôle technique des véhicules lourds et état des pneumatiques.
  • Interdiction générale de circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes les fins de semaine et jours fériés : arrêté interministériel, dérogations comprises.
  • Signalisation des angles morts sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes : décret du 17 novembre 2020, applicable depuis 2021.
  • Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR), transposé par l'arrêté du 29 mai 2009 dit « arrêté TMD » — certificat du conducteur, documents de bord, consignes écrites, extincteurs, signalisation orange.
  • Accord relatif aux transports internationaux de denrées périssables (ATP, Nations unies) — catégories d'engins et attestations de conformité technique.
  • Règlement (CE) n° 1/2005 — protection des animaux pendant le transport : seuil de 65 km, certificat de compétence, autorisations de type 1 et de type 2.
  • Norme EN 12195-1 — calcul des forces d'arrimage. Régime britannique de sanction civile en matière de passagers clandestins, en vigueur depuis février 2023.
  • Les trois questions reproduites sont issues de la banque d'entraînement de CapaTransport : ce ne sont pas des questions d'annales, mais des questions rédigées au format de l'épreuve et vérifiées sur les textes cités.
  • Consulté et vérifié le 6 août 2026.

Questions fréquentes

Quel est le taux d'alcoolémie autorisé pour un conducteur professionnel ?

Cela dépend de ce qu'il transporte. Au volant d'un véhicule de transport de marchandises, le conducteur reste soumis à la limite générale de 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d'air expiré. Au volant d'un véhicule de transport en commun de personnes, la limite tombe à 0,2 g/L. Entre 0,5 et 0,8 g/L, il s'agit d'une contravention avec retrait de 6 points ; à partir de 0,8 g/L de sang, la conduite devient un délit relevant du tribunal correctionnel.

Qu'est-ce que la FIMO ?

C'est la qualification initiale obligatoire de tout conducteur routier professionnel, matérialisée par la carte de qualification de conducteur et entretenue tous les cinq ans par la FCO, son volet continu. Elle a un effet direct sur le permis : sans qualification initiale complète, le permis C ne peut être obtenu qu'à 21 ans, contre 18 ans lorsque la FIMO a été suivie.

Combien de questions de sécurité routière y a-t-il à l'examen ?

Aucune répartition chiffrée officielle n'existe : ni l'arrêté ni le sujet ne fixent de quota par matière, et les tableaux de répartition qui circulent en ligne ne reposent sur aucun texte. Ce qu'on observe sur les sujets publiés, c'est que la sécurité routière tombe chaque année, le plus souvent sur les poids et dimensions, les catégories de permis et le transport de matières dangereuses.

Quelle est la vitesse maximale d'un poids lourd sur autoroute ?

90 km/h pour un véhicule de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes, ce qui correspond aussi au réglage de son limiteur de vitesse — celui des autocars étant réglé à 100 km/h. En agglomération, la limite de principe reste 50 km/h pour tous. Hors agglomération, un véhicule de plus de 3,5 tonnes doit en outre laisser au moins 50 mètres avec celui qui le précède lorsque les vitesses sont identiques.

Dernière mise à jour : 7 août 2026.